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Parmi les problèmes qui ont empreigné le débat scientifique à la fin du XX siècle on remarque particulièrement ceux qui surgissent de la simulation de la Vie et l’Intelligence Artificielle. La recherche au sein de ces disciplines en regroupant différents aspects de l’activité scientifique tels que la récupération et la réinterprétation des caractéristiques biologiques, la notion d’héritage et les algorithmes génétiques, les systèmes reproductifs et la constante orientation vers la morphogenèse, engendra dans divers domaines du savoir, une remise en question des limites établies entre des concepts tels que l’humain, l’organique et l’artificiel.
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telegarden, Ken Golberd
genesis, Eduardo Kac |
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Il est possible, grâce aux systèmes informatiques qui permettent l’exécution de processus à caractère évolutif, de concevoir des projets où se joignent l’artiste et l’ingénieur dans la création de logiciels de croissance obéissant les caractéristiques du développement biologique. Il s’établit ainsi une correspondance spécifique entre le système et le naturel.
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En
prenant comme point de départ la construction d’un système
de croissance de vie artificielle, Florence Gouvrit entreprend la recollection
des signes associés généralement au concept de
Vie et les situe dans le contexte du système. Son intention
est de susciter chez l’observateur l’identification, parmi
les organismes artificiels de In Silico, de ces signes que l’on
attribue généralement aux prototypes du développement
des organismes naturels. |
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In Silico devient, dès lors, un écosystème simulé peuplé par
des groupes d’individus appartenant à des espèces différentes,
qui communiquent entre eux à l’aide d’agents.1 Ces organismes
sont engendrés à partir d’un outil mathématique
appelé Systèmes L. Ces systèmes sont particulièrement
utilisés pour décrire la croissance des organismes de la
nature, toutefois une des fonctions latentes de ces systèmes qui
n’a pas encore été convenablement explorée,
est leur possibilité de décrire des organismes synthétiques.
Les organismes sont produits en temps réel et se modifient de manière
constante en fonction de leur interaction réciproque et de leur
environnement. L’intercommunication assurée par les agents
produit des relations et un comportement collectif ayant pour but commun
la survie.
(1)
Dans le contexte de In Silico , un agent est une entité informatique
autonome et réactive. Karla Villegas Traduit de l'espagnol (Mexique) par Ernesto Cedillo México,
2003 |
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